Du haut de la montagne- Marcher seule

Au cours de mon parcours, je réalisé que ma démarche qui me semblait couler de source – partir seule-  interroge et interpelle plus d’une personne sur mon chemin.

    Il y a les hommes d’un certain âge qui grommellent une fois que j’ai tourné le dos : » Une femme seule sur le plateau, quand même … » Plus qu’une attitude protectrice, j’ai surtout l’impression que je viens bousculer leur vision du monde et de l’ordre établie: « des choses qui se font, et des choses qui ne se font pas ». Personnellement je  me sens plus en sécurité là-haut (même à une journée de marche de la civilisation) que marchant seule de nuit, dans les rues de n’importe quelle mégalopole de ce monde. Je suis persuadée que le risque d’agression y est bien moindre.

    Il y a aussi ceux qui me disent ne pas pouvoir marcher seuls :  » Ça ne m’attire pas. Je crois que je m’ennuierais « . C’est que lorsque je marche, je suis dans une bonne solitude, un peu comme la cycliste sur son vélo ou la nageuse qui accomplie ses longueurs. Je ne ressens pas la solitude car je suis en bonne compagnie: celle de moi-même. Je laisse défiler mes pensées, je prends de belles photos, je m’arrête pour manger, lire ou écrire. Sûrement, avons-nous chacun des façons différentes de passer des moments en bonne solitude. En tout cas, ils m’apparaissent comme des moments précieux et importants qui viennent ponctuer d’une bonne bouffée d’air pure un quotidien souvent chargé.

 

     Dans la bonne solitude, je ne vois pas le temps passer et déjà j’ai atteint le prochain refuge non-gardé. Souvent à la croisée de plusieurs chemins, ces petites maisons autogérées permettent de s’abriter et de partager le repas et la soirée avec d’autres randonneurs. Cela permet de belles rencontres qui remplissent mon besoin de contact et d’échanges jusqu’au lendemain soir.

 

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     A la cabane de la Jasse de Play, je rencontre notamment 2 cavalières. L’une d’elle connait le plateau comme sa poche et me recommande une variante à mon itinéraire du lendemain. Grâce à ses indications aussi claires que précises, je rejoindrais sans encombre la plaine de la Queyrie par le Pas des Chattons. Et pour couronner le tout, me voici au pied du Grand Veymont (le plus haut sommet du Vercors) avec une vue splendide sur le Mont Aiguille!

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