En Quête de Sens

        C’est les vacances de Noël, pour la première fois depuis des années nous nous réunissons dans la maison de campagne de ma grand-mère maternelle. Entre les oncles et tantes, les cousins, les memEn Quête de sens DVD.jpgbres rapportés nous ne sommes pas moins de 28 à table pendant plusieurs jours. Les discussions vont bon train, bien évidemment on parle politique, on débat sur les solutions aux crises et on me pose des questions « Et ton chemin de Compostelle ? », « Et ton expérience à Place to B pendant la COP21 ? ». C’est certain que la démarche interroge et parfois dérange ! J’ai 29 ans, j’ai démissionné de mon poste dans une grande multinationale il y a quelques mois. Je suis rentrée en France et partie en quête de moi-même et surtout d’une vie qui aurait plus de sens. Justement « En quête de sens » c’est le nom du reportage dont on m’a beaucoup parlé durant la COP21, tant et si bien que j’ai acheté le DVD et j’ai organisé une grande projection avec toute la famille. Sans même l’avoir visionné avant, j’installe l’écran, branche le vidéo projecteur et c’est parti pour 1h30 de visionnage avec toute la famille.

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      Bientôt tout le monde est pris dans l’intrigue, dans les rencontres et les découvertes de Marc et Nathanaël. Ces derniers sont amis d’enfance et se sont retrouvés aux Etats-Unis par hasard il y a quelques années. Nathanaël Coste venait de terminer un reportage sur l’eau en Inde, tandis que Marc de la Menardière travaillait pour vendre de l’eau en bouteille dans le service marketing d’une grande entreprise. A ce moment beaucoup de choses les opposent : les convictions, les modes de vie, etc. Pourtant lorsque Marc se retrouve cloué au lit suite à un accident et décide de regarder  les reportages laissés par Nathanaël il commence à changer sa vision de la vie. Tant et si bien qu’une fois remis, il démissionne de son poste et part rejoindre Nathanaël en Inde. Il a besoin de comprendre, de rencontrer tous ces gens brillants qui vivent différemment et qui ne sont pas effrayés par le changement. C’est la quête de Marc à travers le monde que Nathanaël  a filmé. Puis ensemble ils ont monté et produit le film.

    Dans la ligné du road trip-reportage Demain– mais plus centré sur le changement intérieur- le reportage « En quête de sens » permet de voyager, s’ouvrir l’esprit et rencontrer des acteurs du changement durable et des philosophes modernes. Il montre qu’il est possible de vivre autrement, et met l’accent sur des notions importantes comme la différence entre le plaisir et  le bonheur, le lien entre l’homme et la nature, et les limites de notre système actuel. A travers chaque rencontre et témoignage on prend un peu plus conscience de la capacité de l’homme à être acteur de ce monde en changement et de sa capacité à mettre en place des structures, des lieux de vie et des systèmes qui ont du sens. La production d’ « En quête de sens » a été soutenue par le financement participatif de 963 internautes qui ont cru au projet. De plus, le film étant auto-distribué par l’association qui l’a produit, cela permet à qui le désire d’organiser une projection publique sans frais et complications. Il suffit de se connecter sur le site internet du reportage  et de suivre les instructions. Ce reportage est bien d’actualité, il est idéal pour alimenter nos réflexions sur le changement, nos modes de vie et fonctionnements actuels et futurs. A partager sans modération avec vos amis, votre famille, vos groupes sociaux. Bonne séance !

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The Bureau of Linguistical Reality

   During the second week of the COP21, I was finishing my lunch break when Heidi Quante came to me. She looked as if she was coming directly out of a movie with her glasses without glass pushed on her curly hair which were pulled up in a bun. She was also wearing huge golden half-moon shaped hearings. Originating from San Francisco (California) she needed help to translate a few texts for her association. This is how, I ended up in the Bureau of Linguistical Reality, translating a very declarative text supposed to be read by Heidi herself, the following day at  l’Académie Française (a French institution with a board of  literary people who decide which words are to be registered in the French dictionary).

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    Indeed, Heidi has been a climate activist for many years and has tried various approaches to shift culture around climate change. Her background is science, however she found out through her different experiences that the best approach to do so, is through art. Therefore, since 2014 with the co-founder of the Bureau Alicia Escott she holds a Salon or Field study every month. On this occasion 8 people who never met before are invited. They come from very different backgrounds: mums, scientists, psychologists, farmers, fishermen…They are invited for one evening, to share wine and food and a reflection around a theme such as, for example, the four years’ drought in California. After dinner, they all discuss their emotions and feelings in relation with the theme. The aim being to create new words which express at best theses sensations and that way enrich and actualize our vocabulary with useful words full of signification. Exactly on the same principle as Dr. Henry Antoine did when he created the word « smog » to designate the fog created by the smoke of the civilization pollution. The Bureau of Linguistical Reality has facilitated the creation of many words such as:

Pre Traumatic stress disorder: Pre-trau.mat.ic. stress dis.or.der                                                  

noun

Definition:  A condition in which a researcher experiences symptoms of trauma as he learns more about the future as it pertains to climate change and watch the world around them not making necessary precautions. Similar to Post-Tramatic Stress Disorder but preceding the actual trauma. Characterized by disturbance of sleep, constant vivid worry and dulled responses to others and to the outside day to day world and/or seemingly comparative short term responsibilities such as: paying rent on time, attending children’s soccer games or appropriate attention to a retirement portfolio.

Origin: Lise Van Susteren, 2013, United States.

    Behind this very literary workshop, there is much more than simply enriching the dictionary. Indeed, Heidi and Alicia are creating here a space to allow the participants to stop and think of how they are impacted by the climate change. It allows the participants to recognise their emotions and what these emotions are generating inside them. Sharing their experiences the participants realise that they are not alone in their positions. They can discuss and define precisely what they are experiencing. The purpose is not to have a therapy group to discuss big traumas. The aim is more about creating a psychological space where people can share all the little daily emotions related to climate change and feeling less isolated with it. Heidi assures that at all times when people stop feeling isolated in front of a problem new movements start to emerge. Therefore, with Alicia, they hope facilitating the emergence of new movements at their own scales. Finally, creating a new word is q playful and empowering experience. From the position of “climate victims” who suffers the changes without being really able to name the small discomfort which it generates, the participants are taking in charge their emotions and create something very meaningful out of it: a new word. This salon is therefore a great opportunity to become conscious of human capacity to act and create in this world where so many things seem fixed. With new words we can create a dictionary and with new actions we can create a new world. In the meantime, let’s hope the French Academiciens reserved a warm welcome to the Bureau of Linguistical Reality!

Rencontre avec le Bureau de la Linguistique Réelle

  C’était lors de la deuxième semaine de la COP21, j’étais en train de terminer ma pause-déjeuner, attablée sur une des tables hautes du Belushi lorsqu’Heidi Quante est venue me trouver. Elle semblait tout droit sortie d’un film avec ses lunettes sans verres remontées sur ses cheveux frisés retenus par un chignon haut, et ses immenses boucles d’oreilles dorées en forme de demi-lunes. Cette Californienne de  San Francisco avait besoin d’aide pour traduire quelques textes pour son association. C’est ainsi que je me retrouvais bientôt attablée au Bureau de la Linguistique Réelle, à traduire un texte haut en couleur destiné à être déclamé par Heidi elle-même, le mercredi suivant à l’Académie Française.

 

    En effet, Heidi est une activiste du climat depuis de nombreuses années. De formation scientifique, elle a essayé différentes approches afin de sensibiliser un large public au problème du réchauffement climatique. A travers toutes ses expériences, elle s’est aperçue que l’approche par l’art était de loin la méthode la plus efficace. Ainsi, depuis 2014, Heidi et son associée Alicia Escott  réunissent dans un salon une fois par mois un panel de 8 personnes d’horizons très différents : mères de familles, scientifiques, psychologues, fermiers, pêcheurs… Elles les invitent le temps d’une soirée à partager un repas, du bon vin et une réflexion autour de leurs émotions, expériences et ressentis face au changement climatique et à ses conséquences. Le but de cette soirée étant de créer de nouveaux mots qui expriment aux mieux ces sensations, qui ainsi enrichissent et actualisent notre vocabulaire de termes utiles et pleins de signification. Un peu sur le même principe que celui utilisé par le scientifique Dr. Henry Antoine lorsqu’il a créé le terme « smog » pour désigner le brouillard (fog en anglais) créé par les fumées (smoke) de pollution.  Ainsi le Bureau de la Linguistique Réelle est à l’origine de nouveaux mots et définitions telles que :

Trouble de stress Pré-traumatique :

Nom

Définition : Condition dans laquelle les chercheurs manifestent des symptômes de traumatisme au fur et à mesure qu’ils en apprennent plus à propos du changement climatique et regardent le monde autour d’eux qui ne prend pas nécessairement de mesures. Similaire au Stress Post-traumatique mais précédant le traumatisme. Caractérisé par des troubles du sommeil, une constante et vive inquiétude et des réponses ennuyeuses aux autres et à tous facteurs de la vie quotidienne  comprenant des responsabilités à court termes telles que : payer le loyer dans les temps, assister à un match de foot de ses enfants ou une attention appropriée au plan d’investissement retraite.

Origin: Lise Van Susteren, 2013, Etats-Unis

   Derrière cet atelier très littéraire, il y a bien plus que simplement enrichir le dictionnaire. En effet, cela demande aux participants de prendre le temps de réfléchir à la façon dont ils sont impactés par le changement climatique actuellement et de reconnaitre les émotions que cela génère en eux. En les partageants avec les autres participants, ils réalisent alors qu’ils ne sont pas les seuls à les ressentir et peuvent en discuter, affûter leurs ressentis et définitions. Il ne s’agit pas de faire une thérapie pour discuter de grands traumatismes. Mais il s’agit plutôt de partager toutes ces petites émotions quotidiennes liées aux conséquences du changement climatique et de  créer un espace dans lequel on peut les partager et se sentir moins isolés. Heidi, affirme que de tous temps, de nouveaux mouvements sont nés une fois que les gens ne se sentaient plus isolés face à un problème. Avec Alicia, elles espèrent ainsi faciliter, à leur échelle, la naissance de nouveaux mouvements.

    Finalement, le fait de créer un nouveau mot est une expérience à la fois ludique et très puissante: cela permet de poser un acte. Ainsi de la position de « victime climatique » qui subit ces changements sans pouvoir trop nommer le mal être qu’ils génèrent en eux, les participants prennent leurs émotions en main et ils créent quelque chose pleins de sens : un nouveau mot. Cet atelier est donc une belle façon de prendre conscience de notre capacité à faire et à créer dans ce monde où l’on se sent si souvent impuissant à changer les choses. Avec de nouveaux mots, on peut créer un nouveau dictionnaire et avec de nouvelles actions on peut créer un nouveau monde. En attendant, espérons que l’Académie Française aura réservé un bon accueil au Bureau de la Linguistique Réelle !

Entrevue avec Anne-Sophie Novel

          Blogueuse et journaliste, Anne-Sophie Novel est  à l’origine du projet Place to B. Lors de la COP 15, elle était à Copenhague et avait beaucoup apprécié de pouvoir travailler et rencontrer les autres blogueurs dans un café réservé à cet effet. Lorsqu’elle a découvert que la COP21 serait à Paris, elle a émis l’idée de trouver un endroit similaire. Depuis l’idée a germé, grandi et vit bien au-delà de ce qu’Anne-Sophie avait initialement imaginé. Elle a accepté de répondre à mes questions lors du petit-déjeuner de vendredi dernier. Merci de ta disponibilité Anne-Sophie!

Portrait Anne-Sophie

   cc Marine Leduc

Anne-Sophie, la première aventure Place to B touche à sa fin. Quelles sont tes impressions ?

Il y a plusieurs choses, avec Place to B on s’est surtout fixé l’ambition de créer quelque chose de positif, un écrin pour que les gens se sentent bien, et qu’ils comprennent que  Place to B s’inscrit dans un esprit constructif. Le but étant de créer véritablement une nouvelle façon d’aborder le sujet du changement climatique et de s’ouvrir au public. Place to B est un endroit où les gens se retrouvent autour de convictions, pour essayer de se dire comment  mieux les partager. Et je pense que c’est réussi, nous  avons atteint notre ambition. D’autre part, je trouve que l’on a une équipe qui s’est révélée. Que ce soit au niveau de l’équipe qui travaille sur le projet depuis des mois et puis aussi des bénévoles. Je suis heureuse de voir comment chacun a trouvé sa place et rendu cette aventure possible. C’est une aventure humaine avant tout et je suis vraiment très heureuse à ce niveau-là.

Quelle est la prochaine étape de Place to B ? As-tu déjà une vision ?

      Après ce que l’on vient de vivre, je crois que chacun va décompenser et ce sera étrange la semaine prochaine ne plus avoir d’événements à organiser. Mais on va avoir tellement de contenu à travailler que l’on sait que l’on est qu’au début de quelque chose. Ce matin nous allons nous réunir et avoir une réflexion sur le futur de Place to B. Je ne sais pas encore comment cela va se concrétiser. Cela dit il y a déjà plusieurs pistes qui se dessinent: il y a l’idée de faire un we- doc et d’utiliser tout notre contenu radio, vidéo et photo à l’image de ce qui a été vécu et créé ces dernières semaines, afin d’expliquer ce qui s’est passé ici. Il y a aussi l’idée de faire une campagne de financement participatif afin de financer certains des projets nés dans la Creative Factory. Il y a la possibilité de créer un réseau international de gens qui désirent prolonger cet effort dans le temps. Certains nous voient comme un événement collectif qui pourrait se répliquer à d’autres occasions. C’est un concept qui a séduit beaucoup de monde, le fait de réunir des gens variés dans un endroit sympa et ouvert. Il reste donc à savoir si nous voulons faire ça à chaque COP ou à l’occasion de d’autres événements aussi. On va déjà écouter la communauté, et voir les idées qui émergent. Et on va se donner le temps de bien réfléchir aux choses, car on ne pourra pas tout faire. On décidera à la majorité.

Aujourd’hui le thème de Place to B est B-Long, une réflexion sur le temps. Tu as commencé récemment une série d’interviews sur ce thème. Quelle est ta vision du temps ?

J’ai eu cette idée d’interviews sur le temps en Septembre 2014, c’est-à-dire au moment où le Projet Place to B prenait de plus en plus de place dans ma vie. Je me demandais comment les autres faisaient pour gérer leur temps, parce que ça demande beaucoup de discipline en tant que freelance de  gérer les interviews pour mon activité de journaliste, les conférences et ce projet en même temps. J’avais envie de savoir comment les autres se débrouillaient. Mon idée c’était un peu l’équivalent du porte monnaie dans Rue 89 appliqué à un agenda. J’ai donc proposé mon idée au Monde et l’idée leur a plu. Je n’ai pas fait exactement ce que je voulais, car je prévoyais de poser des questions récurrentes, que chacun puisse faire l’exercice. Mais finalement, la série remporte un joli succès, elle a été arrêtée en Juin, et puis, a repris pour cette fin d’année. Il y a donc une interview qui va être publiée aujourd’hui, et une qui sera publiée la semaine prochaine. Par la suite, j’aimerais bien interviewer Sylvain Tesson, mais pour l’instant, il ne veut pas répondre.

Et est-ce que ces interviews t’ont ouvert de nouveaux horizons ? As-tu changé ta façon de gérer ton temps ?

Je me suis prise comme propre cobaye, car j’ai toujours un emploi du temps super chargé. J’avais interrogé un coach en gestion du temps qui m’a aidée. Je me suis moi-même faite coacher, c’est assez intéressant de comprendre mon rapport à la gestion d’e-mails et à un certain nombre de choses. Je progresse, j’ai appris à dire non, à mettre des priorités. Par exemple, j’essaie d’avoir accompli quelque chose avant 10h00 du matin, afin d’avoir le sentiment de ne pas être en train de perdre ma journée. C’est pleins de petites astuces comme celle-ci, qui font que je peux mieux m’organiser, et ainsi apprécier le moment. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une variété d’approches du temps parmi toutes les personnes que j’ai été voir. Tout le monde n’en parle pas de la même manière.

Et pourquoi avoir choisi ce thème aujourd’hui ?

Car nous sommes dans l’urgence, les dirigeants sont dans l’urgence de trouver un accord. C’est un temps d’action puisque l’on essaie de trouver des accords pour 2020. Et la distance qu’il y a entre maintenant et 2020 ne nous donne pas nécessairement le sentiment qu’il y a urgence à agir. Nous ne savons pas toujours comment saisir tout cela, ce sont donc ces questions que nous allons aborder ce matin.

Fab lab, an innovation to share

           With Climate change people are pushed to innovate, to find new solutions in order to build a viable future. Innovation requires a fair amount of creativity. Without it, it is impossible to develop something new. And transgressing established rules, questioning it or reversing  it are part of the creative process.  Innovation is a concept applicable in all fields, it comes from a dream, an idea, a need or a problem. Equally, if these factors are reasons for innovation, then all humans are able to innovate because we all have ideas, dreams and solutions in mind.

        However we might not necessarily have the competences, tools or technology required to realise it. It was the from this statement professor Neil Gershenfeld from the Massachusetts Institute of Technology  decided to give access to his laboratory at any time of the day or the night to his students . He wanted to free up their creativity and encourage them to innovate. By doing this, the students could use  all the tools,  machinery, software and technology required to realize prototypes they had in mind. This is how the first Fab Lab (Fabrication Laboratories) was born.

        Neil Gershenfeld not only opened his laboratory to his students,  but through the Fab Lab charter he also encouraged them to share their knowledge and competences, in an educative perspective and also in the spirit of accelerating the innovation process. Indeed, the Fab Labs are open to anyone. And above all, there is no secret! All the processes, programs and plans are available in open source, accessible to everyone on the web network. That way, everyone is free to enhance the innovations of others, or to replicate it. There is no patents to protect it, only licenses which regulate the level of sharing and stipulate if it can be modified and redistributed, or only redistributed; and if the innovation can be commercialized or not.

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     The concept of Fab Lab has a great   success and in 15 years  has grown way beyond Universities environment. Fab Labs have been developed in networks in the entire world, not less than 400 have been listed in 2014. The Fab Labs can be private, or financed by crowd founding or public institutions. It already allowed many innovations, with  quality comparable to the industry: « It exists 2 models of 3D printers in the world, with similar prices and performance levels » explains Nicolas Sadeghi, a student from EFREI passionate by this topic and very involved in Fab Labs in France.

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     Indeed, the Fab Lab network is an excellent accelerators of innovation, because different  people can work together  on the same project. Equally, it permits the development of long  lasting, adjustable and repairable products. Allowing the market to slowly to move away from the logic of planned obsolescence of products. Finally, the Fab Labs are great tools to empower people to create, develop and realize their ideas.

To go further:

>Some Fab Labs closed to mine?

Fab lab, une innovation de partage

           Avec le changement climatique l’homme est poussé à innover, à trouver de nouvelles solutions pour se construire un futur  vivable. Innover nécessite une bonne dose de créativité, sans elle il est impossible de développer quelque chose de nouveau. Il faut transgresser les règles établies, les questionner ou les inverser afin de créer. L’innovation est un concept qui s’applique à tous les domaines, et peut naître d’un rêve, d’une idée, d’un besoin ou d’un problème. Et si ces facteurs sont  des déclencheurs d’innovation, alors cela signifie que chaque être humain est capable d’innover car nous avons tous des idées, des rêves et solutions en tête.

         Cela dit nous ne possédons pas  forcément toutes les compétences, les outils ou la technologie nécessaire à leur réalisation. C’est de ce constat qu’est parti le professeur Neil Gershenfeld de l’université de technologie du Masachusetts en 1990. Pour libérer la créativité de ses élèves et aussi pour les encourager à innover, il leur a donné l’accès libre et permanent aux laboratoires de l’université. De cette façon, les élèves pouvaient utiliser tout le matériel nécessaire pour réaliser les prototypes et objets qu’ils avaient en tête à tout heure du jour ou de la nuit. C’est ainsi que naquis les premiers Fabrication Laboratories, maintenant communément appelé Fab Labs.

          Neil Gershenfeld ne s’est d’ailleurs pas contenté d’ouvrir son laboratoire à ses étudiants, à travers la chartre du Fab Lab  il les a aussi encouragé à partager leurs savoirs et compétences, dans un but éducatif et aussi dans le souci d’accélérer le processus d’innovation.  Ainsi le Fab Lab est accessible à tous, n’importe quand. Et surtout il n’y a pas de secret ! Tous les processus, programmes et plans d’objets développés sont « open source », c’est-à-dire accessible à tous sur internet. Ainsi chacun est libre d’améliorer les innovations des autres ou simplement de les répliquer. L’ensemble n’étant donc pas protégé par des brevets, mais des licences qui régissent les niveaux de partage et indiquent si l’innovation peut être modifiée et redistribuée, ou seulement redistribuée ; ou si l’innovation peut être commercialisé ou non.

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         Le concept des Fab Labs a rencontré un vif succès, et en 15 ans a rapidement dépassé le cadre universitaire. Les Fab Labs se sont développés en réseau dans le monde entier, en 2014 on en comptait pas moins de 400.  Ces Fab Labs sont soit privés, soit financés par des plateformes de financement participatif (crowdfunding) ou des institutions publiques. Ils ont permis de nombreuses innovations, à un niveau comparable à celui des industries. Ainsi « il existe deux modèles d’imprimante 3D au monde, l’un est breveté, l’autre est développé par les Fab Labs et leurs prix et niveaux de performance sont très comparables. » explique Nicolas Sadeghi, un étudiant de l’EFREI passionné par ce sujet et très impliqué dans les Fab Labs.

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Rêves-le. Fais-le. Partages-le.

       Ainsi les Fab Labs constituent à la fois des accélérateurs d’innovation car plusieurs personnes peuvent travailler ensemble sur le même projet. De plus, les produits développés étant entièrement compris de ceux qui les réalisent, ils sont donc réparables. Cela permet de sortir de la logique actuelle d’obsolescence programmée des produits, et d’obtenir à nouveau des produits de qualité qui durent dans le temps. Finalement, les Fab Labs démocratisent l’initiative de création, conception et réalisation de nouveaux produits, permettant ainsi aux gens d’oser réaliser leurs idées.

Pour aller plus loin:

>Des fab labs près de chez moi?

>Lire plus à propos des fab labs, Innovation et partage, la révolution des « fab lab ».

Ronde est la solution !

Ecosystème ! Voici le mot bien aimé de tous les environnementalistes, écologistes et activistes du climat. Ce mot scientifique est un mot-explication, un mot-solution. Et suivre la COP21 sans comprendre ce terme, c’est un peu comme essayer de rouler avec un vélo sans pédales! Alors je me suis penchée sur le sujet, et d’après l’encyclopédie Larousse  un écosystème se caractérise par ses flux d’énergie et recyclage de la matière première. De plus en écologie, l’écosystème désigne un environnement dans lequel vivent des êtres vivants fonctionnent ensemble en cycle fermé, comme pour le cycle de l’eau par exemple. En fait, les scientifiques considèrent que le réchauffement climatique est dût au fait que l’homme perturbe l’écosystème plutôt qu’il n’y contribue, comme par exemple lorsqu’il rejette un trop plein d’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et qu’il n’y a pas assez d’arbres pour absorber une telle quantité ou en touts cas pas si rapidement.

      Et pourtant l’homme est un être vivant et fait donc parti d’écosystèmes! Mais alors avec quels autres êtres vivants fonctionne –t-il en cycle fermé ? Et bien, lorsqu’il fait de ses déchets organiques un compost et qu’il le réutilise dans son jardin ou son champ pour fertiliser la terre. Et puis aussi lorsqu’il filtre ses eaux usées pour la réutiliser. Ou bien lorsqu’il investi de l’argent avec d’autres gens dans un projet ou une entreprise qui contribue à la société.  Alors voilà, c’est ça la solution au réchauffement climatique : des cercles fermés ! Arrêtons donc de tourner en rond, et empressons-nous de créer, récréer et restaurer des rondes de solutions !!!

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