Choisir le positif

“Salut c’est moi, ça va ? Oui, oui figures toi que la semaine dernière j’ai fait un stage de psychologie dans le cadre de mon travail d’infirmière scolaire et j’ai pris conscience de l’importance de parler des choses positives. On est vraiment que des râleurs ! On ne se rend même pas compte à quel point on s’auto-pollue mentalement à trop parler de ce qui ne va pas. Tiens par exemple, en ce moment, il pleut beaucoup et alors ? Oui, il pleut mais ça ne justifie pas d’en parler pendant une demi-heure alors qu’il se passe des choses plus positives dans nos vie de tous les jours. J’ai décidé de faire plus attention à ce que je raconte maintenant. Ce stage est une réelle prise de conscience ! »

 

Parler positivement pourquoi ?

Cette conversation téléphonique m’est restée en tête. Je m’étais promis d’écrire un petit article sur ce thème car c’est prouvé parler de choses positives contribue à se sentir bien. En effet, des études de neurosciences* démontrent que les conversations positives provoquent dans notre cerveau la production de l’ocytocine, une hormone qui contribue à notre bien-être. Cette hormone améliore nos capacités de communication, de collaboration et de confiance avec les autres. Elle est synthétisée rapidement par notre organisme, plus rapidement que le cortisol qui est l’hormone du stress. Cependant les effets de l’ocytocine sont moins prononcés et durent moins longtemps que ceux du cortisol. Ainsi il est important d’avoir des conversations positives régulièrement pour contribuer à notre bien être durablement.

« Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée. » 

Mahatma Gandhi

 

Parler positivement, choisir le positif dans ma vie

Parler positivement demande au départ un effort conscient : s’ouvrir aux choses positives qui nous entourent. Comme l’exprime très bien Gandhi dans la citation ci-dessus, parler nécessite avant tout de penser positif. Et, lorsque l’on est bombardé de nouvelles négatives cela devient un défi. Alors il est important de bien choisir nos lectures, nos moments devant la télévision et nos écoutes radiophoniques.

Depuis quelques temps j’ai changé mon approche à l’information. J’ai bannis les informations télévisées de mon quotidien. Je les trouve trop subjectives, trop sensationnalistes. Je les ai remplacées par les lectures des unes du journal Le Monde et BBC sur mon téléphone portable, ou bien par l’écoute des informations sur France Inter. Si un sujet m’intéresse ou me questionne, alors je vais creuser en lisant des articles de fond sur internet ou dans les journaux. Ou bien, je regarde ou j’écoute un documentaire à ce sujet. De plus, des journalistes se s’ont emparés de ce problème et ont décidé de proposer un nouveau mode d’information: un mail par jour dans la boîte email de leurs abonnés tout en sobriété avec les faits de la journée et des clés pour les analyser. Comme il y a la possibilité de faire un essai gratuit, je viens de m’inscrire à Brief.me. Ainsi je suis devenue actrice de mon information, je ne subis plus les médias.

Facebook est aussi un moyen de s’informer autrement. Grâce aux posts de mes contacts, il n’est pas rare que je découvre de très bons articles de blogs ou de médias alternatifs. C’est un cercle vertueux : je poste des articles qui m’ont intéressée et je découvre ceux des autres.

Viser les informations positives sur internet, c’est possible

Internet et facebook, peuvent aussi être des outils pour aller chercher directement des informations positives. En effet, vous pouvez vous abonner à la newsletter des blogs qui vous plaisent ou suivre les pages facebook qui vous inspirent. Ainsi vous recevez chaque jour quelques nouvelles positives.

Pour la petite touche positive de la journée j’aime beaucoup le blog L’optimisme. Sur ce blog le sujet des médias et du bonheur est d’ailleurs traité dans un article intéressant. Il existe également le site POSITIVR qui publie de bons articles courts et positifs, tout en image. Et ce ne sont que des exemples, à vous de trouver les vôtres !

Finalement, sachez que le journalisme se transforme et que de plus en plus de professionnels réfléchissent et mettent en place des initiatives pour communiquer autrement. Un très bel exemple est l’initiative de Place to B, mis en place à l’occasion de la COP21 et qui n’a cessé de se développer depuis. Ils seront présent à Montréal, dans l’espace presse au Forum Social Mondial cet été. C’est aussi au Québec que s’est développé la chaîne de télé sur internet GoodnessTV. En vous abonnant à la newsletter, vous recevrez dans votre boîte mail chaque lundi la « Positive Minute » avec un reportage vidéo sur une initiative positive.

Le bonheur dans les choses simples

Il est important de souligner que pour insuffler du positif dans notre propre vie, tout ne dépend pas des médias. Le point de vue que nous portons sur ce que nous vivons et ce qui nous entoure est aussi très important. Souvent nous ne retenons pas les petites choses qui rendent notre quotidien plus intéressant. Alors parfois il est bon de s’arrêter et de se poser la question : qu’est ce qui m’a rendu heureuse/heureux aujourd’hui ?

Depuis quelques temps j’ai un petit carnet sur lequel je prends le temps de noter presque tous les soirs les 3 meilleurs moments de ma journée. Parfois j’oublie de le faire et j’ai remarqué que cela influe sur mon sommeil : dans ces cas-là, je me réveille de moins bonne humeur et moins énergique que si j’avais pris le temps de noter. Et ce qui est bien avec ce carnet c’est de le relire après quelques mois et de se souvenir de tous ces bons et beaux moments.

Pour aller plus loin à propos des médias :

Lire l’article du site e-rse.net qui s’intitule  Les Meilleurs Médias de l’Actualité Alternative et Positive

*Source:The Neurochemistry of Positive Conversation 

 

 

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