Litterary gateway

« We all have a piece of monolog under the skin. We should give it to others, even if we are wary of it. »  Georges Perros

Always in movement. At someone’s place or someone else. Sometimes in the city, sometimes in the mountains. Living with my suitcase or my backpack. And moving forward, again, always. In  the heart of winter and even though it isn’t that cold, I get invaded by the greyness of the season. I can’t write anymore. I don’t know how to plan the rest of my year. I am starting to feel the need to settle  in « my home ». Fortunately this week I had planned a little trip to Paris. Nothing better to get some inspiration back!

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The weather is dry and cold, I feel lucky. I walk from Châtelet to  St Michel fountain the nose in the wind and the eyes in the blue sky. I marvel about IMG_3319the beauty of Paris, still I can’t imagine living here. I decide to enter the book shop Gibert Jeune (massive shop for second hand books) and the Vieux Campeur (shop for high quality sport items). Big mistake for my wallet: I buy not less than 5 books and a super light camping mattress for an eventual future hike not even planned yet. Never mind, it is a constant this year: I spend my money only on travel and hiking items!

Around 7pm, I am meeting with the Writting Factory in the nice book shop of Gallimard editor. The students are mixing with the professionals and the editors. Internet is great but it won’t never replace the face to face meeting. In front of my screen, I feel like blind or anosmic: I can’t « feel » my interlocutor. Therefore I am very happy to meet Sonia Racheline who is guiding me and making me working hard since few weeks. I also have the great pleasure to exchange ideas and tips with the other students. I share with them my auestions and realise how much this workshop is challenging to me: I need to cut and cut again my sentences to keep the essential only. When actually I love choosing the exact right word in order to inject rhythm and music to my sentences. I really enjoy when the words resonate between themselves and make the read fluid and lively. Fortunately on my blog, I am free!

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Next to Anita Coppet and Sonia Racheline, Véronique Le Normand shared with us 2 texts from her master in literature: Georges Perros. Lovely moment,  everyone is listening carefully to the call of  words.

« Greed is not wanting to write in a letter what we keep for a possible book. »  Georges Perros

Later, when the bookshop closes its doors, I check my watch. 9.30pm. Do I have enough time? They are probably late. Anyway, I don’t want to miss it! I am too curious and it is the occasion or never. I take the tube. Change 3 times. Pass by the stops Richard Lenoir and Breguet Sabin. I have a thought for my uni years and my friend Gégé. I run again and  reach the restaurant.I enter a room full and overheated. Am I in the right place? Yes it is here and they are late. She will read after the break. I go out to breath some fresh air, open my mobile and receive some good news from Anita in Argentina. When I raise my head, I meet her sight through the window. « We start now ». I go back inside and stand behind the comptoir. While ignoring my hunger, I regale myself  with the reading of  Frédérique Deghelt (author of Another woman’s life / La vida de otra).. She generously reveals a long part of her novel in progress: Libertango. Her text talks to me and touches me. It talks about the encounter of a young man and an Argentinian musician. The first person to accept him as he is: handicapped. It is question of finding a sens to life, to practise our own art and to do it as we are: imperfect. As always I like the rhythm, the music and the sensibility which spring through the words of  Frédérique. I feel inspired. Writing, Argentina, music. It is time to buy my tickets for Buenos Aires!

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Tuesday evening, it is with a different kind of writer  I am meeting. His name is Bernard Ollivier, a confirmed hiker who wrote 3 beautiful books about his long walk on the silk road. I heard about him recently through the charity SEUIL. He founded this charity after walking on St James way. He was convinced that sending, on the camino young people in social exclusion with an educator is the best way to help them to not dive into delinquency. A great initiative which pushed me to contact him. Finally he was late and in hurry and I had only half an hour to ask him my questions. I am a bit disappointed. However he brought me some interesting elements for my article in progress, especially because he disagreed one of my basic ideas. Nothing better to move forward!

Bernard Ollivier

                                                   cc réseau des médiathèques de Clamart

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Escapade littéraire

« On a tous un bout de monologue dans la peau. Il faut le donner aux autres, même si l’on s’en méfie. »  Georges Perros

Etre en mouvement tout le temps. Chez les uns, chez les autres. Tantôt en ville, tantôt à la campagne. Vivre avec ma valise ou mon sac à dos. Et aller de l’avant, encore et toujours. C’est le creux de l’hiver et bien qu’il ne fasse pas très froid, je constate que je me suis laissée envahir par la grisaille de cette saison. Je ne parviens plus vraiment à écrire. Je ne sais plus trop comment planifier la suite de mon année. Je commence à sentir le besoin de poser un peu mes valises dans un « chez moi » bien à moi. Heureusement cette semaine j’avais prévu un petit séjour à Paris. Rien de mieux pour retrouver un peu de souffle et d’inspiration !

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Il fait beau et sec, j’ai de la chance. Je marche de Châtelet à la fontaine St Michel le nez au IMG_3319vent, les yeux dans le ciel. Je m’étonne comme à chacun de mes passages, de la beauté de cette ville où pourtant je ne me vois pas habiter. En attendant l’heure de l’apéritif, je décide d’aller fureter chez Gibert Jeune et au Vieux Campeur. Grave erreur pour mon porte-monnaie : je craque complètement et j’en ressors avec pas moins de 5 livres et un matelas gonflable ultra léger pour une éventuelle prochaine randonnée même pas planifiée. Mais bon qu’à cela ne tienne, c’est une constante cette année je dépense des sous  à lire et voyager !

Vers 19H, j’ai rendez-vous avec l’Ecriture Factory dans la belle librairie de Gallimard. Les écrivains en herbe, se mêlent aux professionnels et aux éditrices. C’est bien internet, mais cela ne remplacera jamais une véritable rencontre. Devant un écran, je me sens comme aveugle ou anosmique :je ne peux pas me servir de mes sens pour découvrir mon interlocuteur/interlocutrice. Alors je suis heureuse de rencontrer Sonia Racheline  qui me guide et me  fait travailler depuis quelques semaines. J’ai aussi beaucoup de plaisir à échanger avec les autres élèves. Leur faire part de mes questions sur le travail de l’écriture et réaliser à quel point les dernier exercices sont un challenge pour moi : il me faut couper et recouper mes phrases pour garder uniquement le message essentiel. Cependant si il y a bien une chose que j’aime faire lorsque j’écris  c’est trouver les bon mots pour insuffler de la musique et du rythme dans mes phrases. J’aime bien faire résonner les mots entre eux pour que la lecture soit fluide et entraîne le lecteur dans le flot des phrases et des paragraphes.  Heureusement sur mon blog je fais ce qu’il me plait !

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Aux côté d’Anita Coppet et de Sonia Racheline, Véronique Le Normand nous partage deux textes de son maître en écriture : Georges Perros. Joli moment de partage, où chacun écoute attentif à l’appel du partage des mots.

« L’avarice c’est de ne pas vouloir écrire dans une lettre ce qu’on garde pour un livre possible. »  Georges Perros

Puis après quelques heures, la librairie ferme ses portes. Je me retrouve sur le trottoir, dans la nuit de Paris. Il est vingt et une heure trente.  Ai-je assez de temps ? Ils sont surement en retard…Et puis zut, je ne veux pas manquer ça ! Je suis trop curieuse et c’est l’occasion ou jamais ! Prendre le métro. Changer trois fois. Passer les arrêts Richard Lenoir et Breguet Sabin. Avoir une pensée pour mes années facs et ma grande amie Gégé. Courir encore jusqu’au restaurant, et entrer dans la pièce bondée et surchauffée. Suis-je au bon endroit ? Oui c’est bien là. Découvrir avec plaisir qu’ils sont en retard et qu’elle lira après la pause. Sortir respirer l’air frais. Ouvrir mon portable et recevoir de bonnes nouvelles d’Anita en Argentine. Relever la tête et croiser son regard à travers la fenêtre. « On reprend maintenant ». M’installer au comptoir. Ignorer ma faim et me régaler de la lecture de Frédérique Deghelt. Elle dévoile généreusement un long passage de son roman en cours d’écriture : Libertango. Son texte me parle et me touche. C’est la rencontre d’un jeune homme avec un musicien Argentin. La première personne à l’accepter tel qu’il est : handicapé. Il est question de trouver un sens à sa vie, de pratiquer son propre art et de le faire tel que l’on est : imparfait. Comme toujours j’aime le rythme, la musique et la sensibilité qui s’échappent des mots de Frédérique. Je me sens portée. Ecriture, Argentine, inspiration. Il est temps d’acheter mes billets d’avion pour Buenos Aires !

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Le mardi soir, c’est avec un écrivain d’un autre type que j’ai rendez-vous. Il s’agit de Bernard Ollivier, un marcheur au long cours qui a écrit trois beaux livres relatant sa longue marche sur la route de la soie. Je ne l’ai découvert que très récemment, à travers l’association SEUIL. Il a créé cette association après avoir marché sur le chemin de Compostelle. Il était persuadé qu’envoyer des jeunes en rupture sociale marcher quelques mois sur le chemin en compagnie d’un éducateur serait la meilleure façon de les aider. Une belle initiative qui m’a poussé à le contacter. Finalement il est en retard et plutôt pressé alors je n’aurais qu’une demi-heure pour lui poser toutes mes questions. Je suis un peu déçue mais la rencontre en valait la peine. Il m’a apporté des éléments importants pour mon article en cours, surtout car il a contredit une de mes idées de bases. Rien de tel pour avancer !

Bernard Ollivier

                                                   cc réseau des médiathèques de Clamart

Entrevue avec Anne-Sophie Novel

          Blogueuse et journaliste, Anne-Sophie Novel est  à l’origine du projet Place to B. Lors de la COP 15, elle était à Copenhague et avait beaucoup apprécié de pouvoir travailler et rencontrer les autres blogueurs dans un café réservé à cet effet. Lorsqu’elle a découvert que la COP21 serait à Paris, elle a émis l’idée de trouver un endroit similaire. Depuis l’idée a germé, grandi et vit bien au-delà de ce qu’Anne-Sophie avait initialement imaginé. Elle a accepté de répondre à mes questions lors du petit-déjeuner de vendredi dernier. Merci de ta disponibilité Anne-Sophie!

Portrait Anne-Sophie

   cc Marine Leduc

Anne-Sophie, la première aventure Place to B touche à sa fin. Quelles sont tes impressions ?

Il y a plusieurs choses, avec Place to B on s’est surtout fixé l’ambition de créer quelque chose de positif, un écrin pour que les gens se sentent bien, et qu’ils comprennent que  Place to B s’inscrit dans un esprit constructif. Le but étant de créer véritablement une nouvelle façon d’aborder le sujet du changement climatique et de s’ouvrir au public. Place to B est un endroit où les gens se retrouvent autour de convictions, pour essayer de se dire comment  mieux les partager. Et je pense que c’est réussi, nous  avons atteint notre ambition. D’autre part, je trouve que l’on a une équipe qui s’est révélée. Que ce soit au niveau de l’équipe qui travaille sur le projet depuis des mois et puis aussi des bénévoles. Je suis heureuse de voir comment chacun a trouvé sa place et rendu cette aventure possible. C’est une aventure humaine avant tout et je suis vraiment très heureuse à ce niveau-là.

Quelle est la prochaine étape de Place to B ? As-tu déjà une vision ?

      Après ce que l’on vient de vivre, je crois que chacun va décompenser et ce sera étrange la semaine prochaine ne plus avoir d’événements à organiser. Mais on va avoir tellement de contenu à travailler que l’on sait que l’on est qu’au début de quelque chose. Ce matin nous allons nous réunir et avoir une réflexion sur le futur de Place to B. Je ne sais pas encore comment cela va se concrétiser. Cela dit il y a déjà plusieurs pistes qui se dessinent: il y a l’idée de faire un we- doc et d’utiliser tout notre contenu radio, vidéo et photo à l’image de ce qui a été vécu et créé ces dernières semaines, afin d’expliquer ce qui s’est passé ici. Il y a aussi l’idée de faire une campagne de financement participatif afin de financer certains des projets nés dans la Creative Factory. Il y a la possibilité de créer un réseau international de gens qui désirent prolonger cet effort dans le temps. Certains nous voient comme un événement collectif qui pourrait se répliquer à d’autres occasions. C’est un concept qui a séduit beaucoup de monde, le fait de réunir des gens variés dans un endroit sympa et ouvert. Il reste donc à savoir si nous voulons faire ça à chaque COP ou à l’occasion de d’autres événements aussi. On va déjà écouter la communauté, et voir les idées qui émergent. Et on va se donner le temps de bien réfléchir aux choses, car on ne pourra pas tout faire. On décidera à la majorité.

Aujourd’hui le thème de Place to B est B-Long, une réflexion sur le temps. Tu as commencé récemment une série d’interviews sur ce thème. Quelle est ta vision du temps ?

J’ai eu cette idée d’interviews sur le temps en Septembre 2014, c’est-à-dire au moment où le Projet Place to B prenait de plus en plus de place dans ma vie. Je me demandais comment les autres faisaient pour gérer leur temps, parce que ça demande beaucoup de discipline en tant que freelance de  gérer les interviews pour mon activité de journaliste, les conférences et ce projet en même temps. J’avais envie de savoir comment les autres se débrouillaient. Mon idée c’était un peu l’équivalent du porte monnaie dans Rue 89 appliqué à un agenda. J’ai donc proposé mon idée au Monde et l’idée leur a plu. Je n’ai pas fait exactement ce que je voulais, car je prévoyais de poser des questions récurrentes, que chacun puisse faire l’exercice. Mais finalement, la série remporte un joli succès, elle a été arrêtée en Juin, et puis, a repris pour cette fin d’année. Il y a donc une interview qui va être publiée aujourd’hui, et une qui sera publiée la semaine prochaine. Par la suite, j’aimerais bien interviewer Sylvain Tesson, mais pour l’instant, il ne veut pas répondre.

Et est-ce que ces interviews t’ont ouvert de nouveaux horizons ? As-tu changé ta façon de gérer ton temps ?

Je me suis prise comme propre cobaye, car j’ai toujours un emploi du temps super chargé. J’avais interrogé un coach en gestion du temps qui m’a aidée. Je me suis moi-même faite coacher, c’est assez intéressant de comprendre mon rapport à la gestion d’e-mails et à un certain nombre de choses. Je progresse, j’ai appris à dire non, à mettre des priorités. Par exemple, j’essaie d’avoir accompli quelque chose avant 10h00 du matin, afin d’avoir le sentiment de ne pas être en train de perdre ma journée. C’est pleins de petites astuces comme celle-ci, qui font que je peux mieux m’organiser, et ainsi apprécier le moment. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une variété d’approches du temps parmi toutes les personnes que j’ai été voir. Tout le monde n’en parle pas de la même manière.

Et pourquoi avoir choisi ce thème aujourd’hui ?

Car nous sommes dans l’urgence, les dirigeants sont dans l’urgence de trouver un accord. C’est un temps d’action puisque l’on essaie de trouver des accords pour 2020. Et la distance qu’il y a entre maintenant et 2020 ne nous donne pas nécessairement le sentiment qu’il y a urgence à agir. Nous ne savons pas toujours comment saisir tout cela, ce sont donc ces questions que nous allons aborder ce matin.

Questions to Anne-Sophie Novel

Blogger and journalist, Anne-Sophie Novel is the founder of Place to B. During the COP15, she was in Copenhague and enjoyed working and meeting other blogers in a café booked for them. When she discovered that COP21 would be in Paris she suggested to find a similar place. Since then the idea has grown and lives far beyond what she initially suggested. She agreed to answer my questions last Friday as she was finishing her breakfast. Thank you for your availability Anne-Sophie!

Portrait Anne-Sophie

   cc Marine Leduc

Anne-Sophie, the first Place to B adventure is about to end. What are your impressions?

There are several things, with Place to B we had for main ambition to create something positive, a bubble for people to feel good so they would understand that Place to B exists only in a constructive spirit. The aim being to really create a new way to communicate about climate change and to open to the citizens. Place to B is a place where people meet around convictions and try to discuss how to share it better. And I think we succeeded, we reached our ambition. On the other hand, I think we have a team that had proved to be a revelation on all levels. I am thinking or the core team which is working on the project for  months, and also the volunteers. I am happy to see how everyone has found its place and made this adventure possible. It is a human adventure before anything and I am really satisfied about it.

What is the next step for Place to B? Do you already have a  vision?

After what we experienced, I believe each of us will relax and it will be strange next week to not have any event to organize. But there is so many content to work on, that we know it is only the beginning of something. This morning we will meet and have a reflection about the future of Place to B. I don’t know yet how it will materialize. Having said that there are already few options to explore: there is the idea to create a web doc by using all the radio, video and photo contents, in order to explain what happened here during 2 weeks. There is also the idea to create some crowd-funding campaign in order to support some projects of the Creative Factory. There is the possibility to create an international network of people who wish to keep the effort alive in time. Some people see us as a collective event which could be replicated at other occasions. It is a concept which seduced lot of people, the fact to gather diverse people in a great and open space. The question is to know if we want to replicate it at each COP or also at some other occasions. First, we will listen to the community and see the ideas which are arising. And we will give ourself time to think it through because we won’t be able to do everything, at the end we will decide at the majority.

Today the theme at Place to B is B-Long, a reflection about time. Lately, you have started a collection of interviews on that theme. What is your vision of time?

I had that idea of interviews about time in September 2014, around the time where the project Place to B was taking more and more space in my life. I was wondering how the others were doing to manage their schedule, because it requires a lot of discipline as a freelance to manage the interviews for my journalist job, the conferences and this project at the same time. I wanted to know how the others do. I offered my idea to Le Monde and they liked it. I couldn’t do exactly what I had in mind, because I wanted to ask always the same questions so that everyone would do the exercise.  Finally the series has a great success it has been stopped in June and started again for the end of this year. Therefore one will be published today and one will be published next week. In the future, I would love to interview Sylvain Tesson, but for now he doesn’t want to answer.

Did these interviews opened new horizons for you? Did you change the way your are managing your time?

I was my own guinea pig because I always have a full timetable. I interviewed a coach in time management who helped me. I have been coached myself, it is really interesting to understand through the lens of time management my relationship to emails and another list of things. I am progressing, I learned to say no, to put priorities. For exemple I always try to get something done by 10 o’clock in the morning, so that I don’t get the feeling that the day is flying by and I am losing my time. I learned many different tips as that one which help me to organise my time better, so I can enjoy the moment. What  it is interesting is that there are many different time approach with all the people I met. And everyone doesn’t talk about it the same way.

And why did you choose this theme today?

Because we are in the urgency, the leaders are in the urgency to find an agreement. It is a time for action because we are trying to find an agreement for 2020. And the distance there is between now and 2020 doesn’t necessarily give us the feeling that there is urgency for action. It is paradoxal and we do not know how to take it, we will abord all those questions today.

The car industry entering circular economy

         Friday night at Place to B, Hugo Spowers was one of the guests for the live session Place to Brief. He was presenting his company Riversimple, which could change the landscape of the car industry in few years time.

       Currently cars are designed and developed, such as it is built, used and disposed. And this is what we usually do in our current linear economy. Mr. Spowers business approach is completely different: he is developing a service where people will pay a monthly package for 1 to 3 years, which will include the rent of the car, the hydrogen fuel cost, the road tax, the car maintenance, as well as any needed repairs on the car. The only additional cost for the client will be a fixed mileage rate. “In the eventuality of hydrogen price inflation, it would be an on-cost for the company. And as the car gets older, the cost of the car rent would decrease”, explains Hugo Spowers.

       Mr. Spowers also insists on the fact that he will be selling a service and not a product. Simply because if he was to sell cars 100% recyclable, then it would be in his interest to sell short or middle –life cars which are not always repairable. It would make the economical circle spin faster and faster, so that he would be able to  increase the capital of his company. His vision is actually, rather the opposite: he wants to slow down the circle. So he could reinvest the benefits of his company in developing new cars, more energy efficient, and as a consequence increase its capital. The service is not available yet, next year there will be a trial with 20 cars and the company is aiming to start offering its service by 2018.

 

     This business model is the perfect illustration of circular economy, so well supported by Dame Helen MacArthur and her Foundation since 2010. According to the circular economy model, the products are designed to be long-lasting, repairable and recyclable. This idea grown in Ellen’s mind after she experienced it sailing on her own across the Austral Ocean. She had to take care and re-use each single resource she had on board. Because what she had taken with her when she started was all she had. Since then, she has been sharing her vision with the entire world; taking part to many conferences, participating to TED talks and trying to inject this model inside multinationals.

       From the vision, to the realization, it takes lot of time and efforts. But replacing lines by circles, fossil energy by green energy, short-life items by long-life items is definitively part of the climate change solution. And it is in humanity interest to see this virtuous circular business model start spinning in all types of industry.

The voice of citizens in COP21

      For the first time in the history of a COP, the world citizens gave their opinion about the 5 main themes of COP21. The results will be shared with the decision makers during COP21.

           The citizen debate about climate and energy, called World Wide Views Climate and Energy, took place on the 6th of June 2015. It was organised following the initiative of United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) secretariat, the French National Commission for Public Debate (FR), the Danish Board of Technology Foundation (DK) and Missions Publiques (FR). The idea came from the principle that no topic is complicated enough to justify not asking citizens opinion. On the contrary, they are convinced that the solution to climate change resides in each citizen’s action. Therefore, it is urgent and important to give them a voice and empower them to initiate the change. The first World Wide View gathered around 10 000 citizens from the 5 continents, spread accross 76 countries.

           The citizen panels who took part to the debates were formed in such a way that they would be representative of the socio-demographic  repartition of each country. Therefore criteria such as gender, age, education level, geographical zone of residence or citizen origins  have been taken in account. The debates were focuses on the 5 themes now discussed by negotiators at Le Bourget: Importance of tackling climate change, Tools to tackle climate change,  the UN negotiations and national commitments, Fairness and distribution of the effort, Making and keeping climate promises. All the debates happened under the same format. The citizen were spread over 5 tables of 8 people. For each theme, they watched a 15 minutes informative video and then discussed together over 1 hour this theme, helped by a facilitator. Finally, each citizen individually voted the solutions which appeared the best in them opinion under that thematic.

  The results of the debates were then valued and broadly communicated at a national level and then at Bonn during  the COP21 preparation meetings with the negotiators. The results have have been used during the national report elaboration , as well as the private sector and civil society views. They  brought  an additional dimension to this reports by reflecting the citizen opinion for each of the 76 consulted countries.

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     The reading of the World Wide View debate are very interesting, as they demonstrate that   80% of the citizens are very concerned by climate change, 70% want ambitious measures and  76% of the citizens want  the country to take tangible measures, even if the neighbour country don’t act. All the results are accessible on-line on the website http://wwviews.org/. They also show that the north/south division that we observe at decision makers level, isn’t reflected so strongly in the citizen debates. The world citizens are ready to change and are asking for it. However, one of the organiser of the French  debate underlines that the decision makers tend to focus more on the current citizen habits, and they don’t always reflect the citizen will for change. This is why, the citizen role in COP21 is real. And the citizen role in climate change is huge, as it is about leading the way by already starting to change habits and show politicians that citizen are ready for the change.

La voix des citoyens dans la COP21

        Pour la première fois dans l’histoire le la COP, les citoyens du monde entier ont donné leur opinion à propos des cinq grands thèmes qui vont être discutés lors de la COP21. C’est durant les 2 premières semaines de décembre à  la COP21 que les résultats seront partagés aux décideurs au Bourget.

            Le Débat Planétaire sur le Climat et l’Energie (World Wide Views on Climate and Energy) a eu lieu le 6 juin 2015. Organisé à l’initiative du secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de la Danish Board of Technology Fondation (DBT) et de la Commission nationale du débat public (CNDP). Ils sont partis du principe qu’aucun sujet n’est trop complexe pour demander l’avis des citoyens. Au contraire, ils sont convaincus que la solution au réchauffement climatique réside dans l’engagement et l’action de chaque citoyen. Il  est donc urgent et important de leur donner la parole. Ainsi, ce premier débat citoyen planétaire dans l’histoire mondiale,  a réuni près de 10 000 citoyens des cinq continents, répartis dans 76 pays.

         Les panels de citoyen participant à ces débats on été formé de façon à ce qu’ils reflètent  la répartition sociodémographique de chaque pays. Ainsi des critères  tels que le genre, l’âge, le niveau d’éducation, la zone géographique de résidence ou l’origine de ces citoyens ont été pris en compte.

         Les débats portaient sur  les cinq grands thèmes discutés en ce moment par les négociateurs au Bourget : l’importance de lutter contre le changement climatique, les outils pour lutter contre le réchauffement climatique, les négociations des Nations Unies et les engagements nationaux, l’équité et le partage des efforts, faire des promesses en faveur du climat et les tenir. Les débats se sont déroulés tous sur le même format. Les citoyens étaient répartis sur cinq tables de huit personnes. Sur chacun des grands thèmes, ils ont tout d’abord visionné une vidéo informative d’un quart d’heure, puis, accompagnés d’un facilitateur, ils ont débattu pendant une heure  sur ce thème. Finalement, chacun des citoyens a voté les solutions qui lui semblaient les plus adaptés aux différents problèmes de cette thématique.

         Les résultats de ces débats ont ensuite été valorisés et largement diffusés, au niveau national et aussi  à Bonn lors des réunions de préparation de la COP21 des négociateurs. Ces résultats ont été utilisés lors de la rédaction des rapports nationaux, au même titre que les points de vues du secteur privé et de la société civile qui regroupe les ONGs. Ils donnent ainsi une dimension supplémentaire à ces rapports en reflétant l’opinion des citoyens de chacun des pays consultés. La lecture des résultats  est très intéressante puisque ils montrent que 80% des citoyens sont très concernés par le réchauffement climatique, 70% des citoyens veulent que des
mesures ambitieuses soient prises lors de la COP21 et 76% des citoyens veulent que leur pays prenne de mesures concrètes même si le pays voisin n’agit pas. Tous les résultats sont accessibles en ligne sur le site http://wwviews.org/.
Ils montrent aussi que le clivage nord/sud que l’on observe au niveau des dirigeants de pays, n’est pas reflété aussi fortement dans les résultats des débats.

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          Ainsi les citoyens du monde entier sont prêts au changement et le réclament. Un des organisateurs du débat en France souligne cependant que les décideurs ont plutôt tendance à regarder les habitudes des citoyens, et que pour le moment elles ne reflètent pas toujours autant cette volonté de changement. Ainsi, le rôle des citoyens dans laCOP21 est réel. Et le rôle des citoyens dans le changement face au réchauffement climatique est immense, puisqu’il s’agit de le mener et de montrer la voie aux dirigeants en changeant déjà leurs habitudes.