Rencontre avec le Bureau de la Linguistique Réelle

  C’était lors de la deuxième semaine de la COP21, j’étais en train de terminer ma pause-déjeuner, attablée sur une des tables hautes du Belushi lorsqu’Heidi Quante est venue me trouver. Elle semblait tout droit sortie d’un film avec ses lunettes sans verres remontées sur ses cheveux frisés retenus par un chignon haut, et ses immenses boucles d’oreilles dorées en forme de demi-lunes. Cette Californienne de  San Francisco avait besoin d’aide pour traduire quelques textes pour son association. C’est ainsi que je me retrouvais bientôt attablée au Bureau de la Linguistique Réelle, à traduire un texte haut en couleur destiné à être déclamé par Heidi elle-même, le mercredi suivant à l’Académie Française.

 

    En effet, Heidi est une activiste du climat depuis de nombreuses années. De formation scientifique, elle a essayé différentes approches afin de sensibiliser un large public au problème du réchauffement climatique. A travers toutes ses expériences, elle s’est aperçue que l’approche par l’art était de loin la méthode la plus efficace. Ainsi, depuis 2014, Heidi et son associée Alicia Escott  réunissent dans un salon une fois par mois un panel de 8 personnes d’horizons très différents : mères de familles, scientifiques, psychologues, fermiers, pêcheurs… Elles les invitent le temps d’une soirée à partager un repas, du bon vin et une réflexion autour de leurs émotions, expériences et ressentis face au changement climatique et à ses conséquences. Le but de cette soirée étant de créer de nouveaux mots qui expriment aux mieux ces sensations, qui ainsi enrichissent et actualisent notre vocabulaire de termes utiles et pleins de signification. Un peu sur le même principe que celui utilisé par le scientifique Dr. Henry Antoine lorsqu’il a créé le terme « smog » pour désigner le brouillard (fog en anglais) créé par les fumées (smoke) de pollution.  Ainsi le Bureau de la Linguistique Réelle est à l’origine de nouveaux mots et définitions telles que :

Trouble de stress Pré-traumatique :

Nom

Définition : Condition dans laquelle les chercheurs manifestent des symptômes de traumatisme au fur et à mesure qu’ils en apprennent plus à propos du changement climatique et regardent le monde autour d’eux qui ne prend pas nécessairement de mesures. Similaire au Stress Post-traumatique mais précédant le traumatisme. Caractérisé par des troubles du sommeil, une constante et vive inquiétude et des réponses ennuyeuses aux autres et à tous facteurs de la vie quotidienne  comprenant des responsabilités à court termes telles que : payer le loyer dans les temps, assister à un match de foot de ses enfants ou une attention appropriée au plan d’investissement retraite.

Origin: Lise Van Susteren, 2013, Etats-Unis

   Derrière cet atelier très littéraire, il y a bien plus que simplement enrichir le dictionnaire. En effet, cela demande aux participants de prendre le temps de réfléchir à la façon dont ils sont impactés par le changement climatique actuellement et de reconnaitre les émotions que cela génère en eux. En les partageants avec les autres participants, ils réalisent alors qu’ils ne sont pas les seuls à les ressentir et peuvent en discuter, affûter leurs ressentis et définitions. Il ne s’agit pas de faire une thérapie pour discuter de grands traumatismes. Mais il s’agit plutôt de partager toutes ces petites émotions quotidiennes liées aux conséquences du changement climatique et de  créer un espace dans lequel on peut les partager et se sentir moins isolés. Heidi, affirme que de tous temps, de nouveaux mouvements sont nés une fois que les gens ne se sentaient plus isolés face à un problème. Avec Alicia, elles espèrent ainsi faciliter, à leur échelle, la naissance de nouveaux mouvements.

    Finalement, le fait de créer un nouveau mot est une expérience à la fois ludique et très puissante: cela permet de poser un acte. Ainsi de la position de « victime climatique » qui subit ces changements sans pouvoir trop nommer le mal être qu’ils génèrent en eux, les participants prennent leurs émotions en main et ils créent quelque chose pleins de sens : un nouveau mot. Cet atelier est donc une belle façon de prendre conscience de notre capacité à faire et à créer dans ce monde où l’on se sent si souvent impuissant à changer les choses. Avec de nouveaux mots, on peut créer un nouveau dictionnaire et avec de nouvelles actions on peut créer un nouveau monde. En attendant, espérons que l’Académie Française aura réservé un bon accueil au Bureau de la Linguistique Réelle !

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Entrevue avec Anne-Sophie Novel

          Blogueuse et journaliste, Anne-Sophie Novel est  à l’origine du projet Place to B. Lors de la COP 15, elle était à Copenhague et avait beaucoup apprécié de pouvoir travailler et rencontrer les autres blogueurs dans un café réservé à cet effet. Lorsqu’elle a découvert que la COP21 serait à Paris, elle a émis l’idée de trouver un endroit similaire. Depuis l’idée a germé, grandi et vit bien au-delà de ce qu’Anne-Sophie avait initialement imaginé. Elle a accepté de répondre à mes questions lors du petit-déjeuner de vendredi dernier. Merci de ta disponibilité Anne-Sophie!

Portrait Anne-Sophie

   cc Marine Leduc

Anne-Sophie, la première aventure Place to B touche à sa fin. Quelles sont tes impressions ?

Il y a plusieurs choses, avec Place to B on s’est surtout fixé l’ambition de créer quelque chose de positif, un écrin pour que les gens se sentent bien, et qu’ils comprennent que  Place to B s’inscrit dans un esprit constructif. Le but étant de créer véritablement une nouvelle façon d’aborder le sujet du changement climatique et de s’ouvrir au public. Place to B est un endroit où les gens se retrouvent autour de convictions, pour essayer de se dire comment  mieux les partager. Et je pense que c’est réussi, nous  avons atteint notre ambition. D’autre part, je trouve que l’on a une équipe qui s’est révélée. Que ce soit au niveau de l’équipe qui travaille sur le projet depuis des mois et puis aussi des bénévoles. Je suis heureuse de voir comment chacun a trouvé sa place et rendu cette aventure possible. C’est une aventure humaine avant tout et je suis vraiment très heureuse à ce niveau-là.

Quelle est la prochaine étape de Place to B ? As-tu déjà une vision ?

      Après ce que l’on vient de vivre, je crois que chacun va décompenser et ce sera étrange la semaine prochaine ne plus avoir d’événements à organiser. Mais on va avoir tellement de contenu à travailler que l’on sait que l’on est qu’au début de quelque chose. Ce matin nous allons nous réunir et avoir une réflexion sur le futur de Place to B. Je ne sais pas encore comment cela va se concrétiser. Cela dit il y a déjà plusieurs pistes qui se dessinent: il y a l’idée de faire un we- doc et d’utiliser tout notre contenu radio, vidéo et photo à l’image de ce qui a été vécu et créé ces dernières semaines, afin d’expliquer ce qui s’est passé ici. Il y a aussi l’idée de faire une campagne de financement participatif afin de financer certains des projets nés dans la Creative Factory. Il y a la possibilité de créer un réseau international de gens qui désirent prolonger cet effort dans le temps. Certains nous voient comme un événement collectif qui pourrait se répliquer à d’autres occasions. C’est un concept qui a séduit beaucoup de monde, le fait de réunir des gens variés dans un endroit sympa et ouvert. Il reste donc à savoir si nous voulons faire ça à chaque COP ou à l’occasion de d’autres événements aussi. On va déjà écouter la communauté, et voir les idées qui émergent. Et on va se donner le temps de bien réfléchir aux choses, car on ne pourra pas tout faire. On décidera à la majorité.

Aujourd’hui le thème de Place to B est B-Long, une réflexion sur le temps. Tu as commencé récemment une série d’interviews sur ce thème. Quelle est ta vision du temps ?

J’ai eu cette idée d’interviews sur le temps en Septembre 2014, c’est-à-dire au moment où le Projet Place to B prenait de plus en plus de place dans ma vie. Je me demandais comment les autres faisaient pour gérer leur temps, parce que ça demande beaucoup de discipline en tant que freelance de  gérer les interviews pour mon activité de journaliste, les conférences et ce projet en même temps. J’avais envie de savoir comment les autres se débrouillaient. Mon idée c’était un peu l’équivalent du porte monnaie dans Rue 89 appliqué à un agenda. J’ai donc proposé mon idée au Monde et l’idée leur a plu. Je n’ai pas fait exactement ce que je voulais, car je prévoyais de poser des questions récurrentes, que chacun puisse faire l’exercice. Mais finalement, la série remporte un joli succès, elle a été arrêtée en Juin, et puis, a repris pour cette fin d’année. Il y a donc une interview qui va être publiée aujourd’hui, et une qui sera publiée la semaine prochaine. Par la suite, j’aimerais bien interviewer Sylvain Tesson, mais pour l’instant, il ne veut pas répondre.

Et est-ce que ces interviews t’ont ouvert de nouveaux horizons ? As-tu changé ta façon de gérer ton temps ?

Je me suis prise comme propre cobaye, car j’ai toujours un emploi du temps super chargé. J’avais interrogé un coach en gestion du temps qui m’a aidée. Je me suis moi-même faite coacher, c’est assez intéressant de comprendre mon rapport à la gestion d’e-mails et à un certain nombre de choses. Je progresse, j’ai appris à dire non, à mettre des priorités. Par exemple, j’essaie d’avoir accompli quelque chose avant 10h00 du matin, afin d’avoir le sentiment de ne pas être en train de perdre ma journée. C’est pleins de petites astuces comme celle-ci, qui font que je peux mieux m’organiser, et ainsi apprécier le moment. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une variété d’approches du temps parmi toutes les personnes que j’ai été voir. Tout le monde n’en parle pas de la même manière.

Et pourquoi avoir choisi ce thème aujourd’hui ?

Car nous sommes dans l’urgence, les dirigeants sont dans l’urgence de trouver un accord. C’est un temps d’action puisque l’on essaie de trouver des accords pour 2020. Et la distance qu’il y a entre maintenant et 2020 ne nous donne pas nécessairement le sentiment qu’il y a urgence à agir. Nous ne savons pas toujours comment saisir tout cela, ce sont donc ces questions que nous allons aborder ce matin.

Questions to Anne-Sophie Novel

Blogger and journalist, Anne-Sophie Novel is the founder of Place to B. During the COP15, she was in Copenhague and enjoyed working and meeting other blogers in a café booked for them. When she discovered that COP21 would be in Paris she suggested to find a similar place. Since then the idea has grown and lives far beyond what she initially suggested. She agreed to answer my questions last Friday as she was finishing her breakfast. Thank you for your availability Anne-Sophie!

Portrait Anne-Sophie

   cc Marine Leduc

Anne-Sophie, the first Place to B adventure is about to end. What are your impressions?

There are several things, with Place to B we had for main ambition to create something positive, a bubble for people to feel good so they would understand that Place to B exists only in a constructive spirit. The aim being to really create a new way to communicate about climate change and to open to the citizens. Place to B is a place where people meet around convictions and try to discuss how to share it better. And I think we succeeded, we reached our ambition. On the other hand, I think we have a team that had proved to be a revelation on all levels. I am thinking or the core team which is working on the project for  months, and also the volunteers. I am happy to see how everyone has found its place and made this adventure possible. It is a human adventure before anything and I am really satisfied about it.

What is the next step for Place to B? Do you already have a  vision?

After what we experienced, I believe each of us will relax and it will be strange next week to not have any event to organize. But there is so many content to work on, that we know it is only the beginning of something. This morning we will meet and have a reflection about the future of Place to B. I don’t know yet how it will materialize. Having said that there are already few options to explore: there is the idea to create a web doc by using all the radio, video and photo contents, in order to explain what happened here during 2 weeks. There is also the idea to create some crowd-funding campaign in order to support some projects of the Creative Factory. There is the possibility to create an international network of people who wish to keep the effort alive in time. Some people see us as a collective event which could be replicated at other occasions. It is a concept which seduced lot of people, the fact to gather diverse people in a great and open space. The question is to know if we want to replicate it at each COP or also at some other occasions. First, we will listen to the community and see the ideas which are arising. And we will give ourself time to think it through because we won’t be able to do everything, at the end we will decide at the majority.

Today the theme at Place to B is B-Long, a reflection about time. Lately, you have started a collection of interviews on that theme. What is your vision of time?

I had that idea of interviews about time in September 2014, around the time where the project Place to B was taking more and more space in my life. I was wondering how the others were doing to manage their schedule, because it requires a lot of discipline as a freelance to manage the interviews for my journalist job, the conferences and this project at the same time. I wanted to know how the others do. I offered my idea to Le Monde and they liked it. I couldn’t do exactly what I had in mind, because I wanted to ask always the same questions so that everyone would do the exercise.  Finally the series has a great success it has been stopped in June and started again for the end of this year. Therefore one will be published today and one will be published next week. In the future, I would love to interview Sylvain Tesson, but for now he doesn’t want to answer.

Did these interviews opened new horizons for you? Did you change the way your are managing your time?

I was my own guinea pig because I always have a full timetable. I interviewed a coach in time management who helped me. I have been coached myself, it is really interesting to understand through the lens of time management my relationship to emails and another list of things. I am progressing, I learned to say no, to put priorities. For exemple I always try to get something done by 10 o’clock in the morning, so that I don’t get the feeling that the day is flying by and I am losing my time. I learned many different tips as that one which help me to organise my time better, so I can enjoy the moment. What  it is interesting is that there are many different time approach with all the people I met. And everyone doesn’t talk about it the same way.

And why did you choose this theme today?

Because we are in the urgency, the leaders are in the urgency to find an agreement. It is a time for action because we are trying to find an agreement for 2020. And the distance there is between now and 2020 doesn’t necessarily give us the feeling that there is urgency for action. It is paradoxal and we do not know how to take it, we will abord all those questions today.

A bit of context

Logo_PlacetoB-2     I am have been working with  Place to B team since few days now , running around to set up the rooms, to change the menus or to prepare  pass for the guests. The atmosphere is really good, each of us is doing  a lot ,  the team is motivated and efficient. I start to feel at home, sometimes very enthusiastic about the people I am meeting, sometimes very humbled by being surrounded by so many personalities.

 
       I can see the journalist working all day long, I meet people who are telling me « We decided to really act and live differently, now », I can hear the noise from the street and the outside world where security became a good reason to limit people expression. I am wondering about the format of my future articles and it seems to me that a bit of context would be good to start with. 

       Indeed, I am interested in the question related to climate change, and I am far from being an expert in sustainability. Therefore, I will do my best to make the most of theses 2 weeks in order to absorb a maximum of information. What a I the most interested in ? The solutions. I am convinced it isn’t too late to limit the climate change and that, as citizen we do have all the cards in hands to start the changes. By consequence, my future articles will be optimists and positives. I will share my discoveries and offer tangible solutions. My aim is to open your mind  and to transmit you the will to take action, at your level,  in your life.
 
Having  said that, the French context text isn’t great.Since the terrorists attacks of the 13th of November in Paris, the French government first forbidden street demonstration, then in the entire country. Since Sunday, the police has been doing search and arresting ecology  activists for their own « security ». Where is our great freedom gone? Since when a state needs to limit citizen freedom in order to guaranty their security? Is France still a democracy? Theses questions are in my mind as well.

     This is in that atmosphere that France is about to welcome the heads of states of the entire world, in order tdessin du jour 1o agree all together on the next targets to limit the global warming. Why do we need to limit it? Because if the average earth temperature rise by 2 extra °C , then the globalwarming process will be irreversible. The negotiations are incredibly complexes because each country has its own interests and different objectives. There are the developing countries which are already victims of climate changes (flood, drought …) and they don’t have the resources to face theses catastrophes and help their populations.  There are the emerging countries who want to develop fast and who don’t especially want to conform with new norms.  And finally, there are the developed countries who want to keep the same level of life and comfort while limitate and reduce their impact on environment…and their spend.There are 195 countries taking part in the CoP and a single country has the power to block the negotiation. In summary, as said yesterday a journalist specialist in the CoP negociations: « We are witnessing a beautiful utopia. » 

      In any case, the climate change is real . And it is important to remember that in one hand, all the  governments which are in Bourget for 2 weeks are representing us and we can hold them  accountable for their promises. And in another hand, each of us is capable of initiating the transition toward a world more respectful of environment. So, see you soon to share about evolution, solutions and options!

Un peu de contexte

Logo_PlacetoB-2         Cela fait maintenant plusieurs jours que je m’active avec toute l’équipe de Place to B afin de mettre en place le décor, les menus et les pass des invités. L’atmosphère est bonne, chacun fait de son mieux, les gens sont motivés et efficaces. Je commence à me sentir chez moi, parfois super enthousiasmée par tous les gens passionnants que je rencontre, parfois impressionnée de côtoyer ces personnalités dont j’ignore jusqu’à l’activité. Je vois tous les journalistes travailler toute la journée, je croise des gens qui me disent « On a décidé d’agir vraiment et autrement, maintenant », j’entends les bruits de la rue et du monde où sécurité est devenu  une bonne raison pour empêcher l’expression de la population. Je m’interroge sur le format de mes articles à venir et il me semble qu’un peu de contexte serait de bon ton.

      En effet,  je suis sensible à toutes ces questions liées au changement climatique, et loin d’être une experte du développement durable. Je vais donc mettre ces deux semaines à profit afin d’absorber un maximum d’informations. Ce qui m’intéresse le plus? Les solutions. Je suis persuadée qu’il n’est pas trop tard pour limiter le changement climatique, je suis convaincue que les cartes sont dans nos mains de citoyens pour démarrer le changement . Par conséquent mes prochains articles seront optimistes et positifs. J’y partagerai mes découvertes, je proposerai des solutions concrètes. J’ai pour but de vous ouvrir l’esprit et de vous donner envie d’agir à votre niveau, dans votre vie.

     Cela dit le contexte français actuel n’est pas brillant. Depuis les attentats du 13 Novembre à Paris, le gouvernement français a d’abord interdit toute manifestation dans la rue à Paris, puis dans toute la France. Et depuis dimanche, la police perquisitionne et arrête des activistes de l’écologie en prévention, pour la « sécurité ». Où est passé notre belle liberté? Depuis quand limiter la liberté des citoyens, permet de garantir leur sécurité? La France est-elle encore une démocratie?   Voilà aussi des questions qui m’animent et qui je l’espère vous anime aussi.

dessin du jour 1C’est donc, dans cette atmosphère que la France s’apprête à recevoir
des représentants d’état du monde entier pour parvenir à un accord mondial, afin de limiter le changement climatique. Pourquoi doit-on le limiter? Par ce que si la température moyenne  sur terre augmente de 2°C supplémentaires alors le processus de réchauffement sera irréversible. Le contexte est incroyablement complexe, car chaque pays a des intérêts et des objectifs différents. Il y a les pays sous-développés qui sont déjà touchés par les changements du climat (inondations, sécheresses ect..) et qui n’ont pas les moyens de faire face à ces catastrophes et de soutenir leurs populations . Il y a les pays en voie de développement qui veulent se développer vite et qui n’ont pas spécialement envie de devoir répondre à de nouvelles normes. Et puis il y des les pays développés qui veulent conserver leur niveau de vie et leur confort tout en limitant leur impacte sur l’environnement et leurs dépenses . Il y a 195 pays qui font parti de la COP, et un seul pays peut bloquer les négociations. En résumé,  comme disait hier une des journalistes spécialiste de la CoP: « Nous sommes face à une belle utopie. »

         Cela dit, le changement climatique étant une réalité, il est important de se souvenir que les chefs d’états qui sont au Bourget cette semaine nous représentent. Et que, d’une part nous pouvons nous faire entendre auprès d’eux et leur demander des comptes. Et d’autre part, en tant que citoyen, chacun de nous est en mesure de démarrer une transition vers un monde plus respectueux de l’environnement . Alors à très vite pour parler évolution, changements et solutions.