C’est le printemps et heureusement!

C’était la panne hivernale. J’étais face à mes peurs , le vide profond-sans-fond de mon cœur. Mes désillusions, mes échecs, mon manque d’inspiration. Prise en moi-même dans un désert  glacé. J’étais paralysée.

Mais qu’est ce que changer? Sinon oublier. Décoloniser mon film intérieur plein de ces schémas sociétaux et parentaux. Les effacer. Tous! Maintenant! Et accepter le vide. La page enneigée. Ne pas bouger, ne plus prétendre, être en observation.

Qui suis-je au fond? Quelles sont mes aspirations? Qu’est ce qui me nourrit? Qu’est ce qui me remplit?

Tâtonner, avancer tout doucement, prudemment sur la pointe des pieds afin de ne pas perdre le son feutré et régulier qui me guide. Boum. Boum. Boum. Seul mon cœur m’indique le chemin. L’entendez-vous? Je commence à peine à le distinguer dans le vacarme incessant du monde qui ne tourne plus très rond.

Me remplir d’humilité. Me sentir toute petite en vérité. Une lueur, des amitiés qui réchauffent le cœur. Rencontres qui offrent un autre regard. Une envie qui naît. Une envie de donner, de me rendre utile, de servir pour mieux me remplir du chant incessant que maintenant j’entends. Boum. Boum. Boum.

Ca prendra du temps de réapprendre à faire des choix autrement. Mais j’ai promis à la petite fille de toujours écouter son avis car on ne triche pas avec la vie. Plus envie de prendre des raccourcis. Me laisser enfin marcher sur mon chemin. Pourvu que l’aventure soit humaine! Pourvu que l’aventure soit belle! Pourvu que l’aventure soit constructive!

La neige a fondu et le printemps est venu. Boum. Boum. Boum.

Seul mon cœur me guide. L’entendez vous?

Ne pas être finie, c’est être in-finie.

Boum. Boum. Boum.

Seul mon cœur me guide.

Transformation

©Marjolaine

*Merci à ma sœur chérie pour les illustrations 

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